Des plus fréquentes

En dehors des irritations mécaniques en général aisément détectables (arête dentaire, prothèse mais plus rarement tic – mais attention! un tic peut aussi être non pas la cause, mais la conséquence d’une glossite !), l’inflammation de la langue peut être d’origine (1) :

1) radiothérapique (pouvant s’accompagner de glossodynie et de macroglossie) : Les séquelles de traitements radio-thérapiques sont traitées par les eaux thermales de St Christau dans les Pyrénées Atlantiques ou Castéra-Verduzan dans le Gers. Voir renseignements et témoignages à la page  » Glossopathies et cures thermales. »

2) chimique et médicamenteuse : Produits dentaires, antibiotiques (les uns comme les autres fréquemment incriminés), anti-inflammatoires (érosions et ulcérations bucco-linguales), etc. Une douzaine de cas de guérison° ont été rapportés après suppression de certains dentifrices, remplacés par des produits moins agressifs. Parmi les produits mal supportés° ont également été citées certaines eaux dentifrice. A noter qu’érosions et ulcérations peuvent survenir des semaines après la prise d’un médicament (carbamazépine, streptomycine, sels d’or…). La guérison de ce type de stomatites est reconnue longue et difficile. (1)

3) allergique : on retrouve les médicaments déjà cités, mais aussi :

  • Les pénicillines, les barbituriques, l’aspirine… ainsi que certains aliments, les uns comme les autres pouvant être cause soit d’urticaire, soit d’un œdème non prurigineux (allergie immédiate) (1). Parmi ces aliments citons notamment : crustacés, agrumes, fraises, ananas, tomates, artichauts, aubergines, persil, céleri, épices, etc.
  • Nombre de médicaments peuvent aussi provoquer une éruption dite fixe, c’est-à-dire des érosions, vésicules ou bulles présentant la particularité de récidiver aux mêmes endroits (barbituriques, tétracyclines, etc.)
  • A signaler aussi, des glossites de contact (réaction de type retardé, avec érythème plus œdème plus ou moins marqué) dues par exemple aux produits de beauté, rouges à lèvres, pommades pour les lèvres à base de Baume du Pérou notamment, dentifrices, chewing-gums, matériaux de prothèses dentaires (voir  » glossopathies et traitements dentaires « ), adhésifs dentaires, anesthésiques locaux, papier cigarette ou bois de pipe, additifs alimentaires, certains aliments tels que les poissons, noix, fraises, tomates, épices, etc. Dans tous ces cas, seule une observation attentive de votre part, doublée d’une minutieuse enquête conduite par un allergologue (tests, régime monotone excluant tout allergène potentiel puis réintroduction progressive des aliments exclus) permettra de débusquer le coupable. Le traitement est celui de l’allergie : suppression de l’allergène, à défaut médicaments antihistaminiques ou encore désensibilisation.

4) alimentaire : il peut s’agir :

  • Soit de glossites d’aspect variable (voir page consacrée aux vitamines), mais souvent accompagnées de glossodynie, dues à différentes carences en : Vitamines A, Bl, B2, B3, B5, B6, B8, B12 – Fer – Zinc (épaississement épithélial et parakératose) – Acide folique – Protéines (atrophie des papilles, aspect lisse et érythémateux). Parfois dus à une malabsorption (1), ces troubles peuvent aussi atteindre des catégories de personnes davantage exposées à certaines carences : personnes âgées, femmes enceintes ou sous contraception orale, sportifs, fumeurs et consommateurs d’alcool. (11) Ces personnes qui doivent rééquilibrer leur alimentation, pourront, en sus du traitement médical, se trouver bien de la consommation régulière d’un complément alimentaire : levure de bière° (plusieurs cas d’amélioration ou guérison signalés, germe de blé, propolis (10) (une guérison signalée°). Voir les rubriques :  » Glossopathies et vitamines « ,  » La Propolis « , et  » Glossopathies et médecines douces « .
  • Soit de glossites d’origine digestive° : … problèmes dits hépatiques° provoquées par l’intolérance à certains aliments : plusieurs témoignages° de guérison après suppression du lait, fromages et notamment gruyère (remplacés par une supplémentation en calcium)… ou encore irritations dues à un excès d’acidité gastrique remontant dans l’œsophage et jusque dans la bouche (en particulier en position couchée). Ce type de glossite est connu des homéopathes. L’amélioration passe aussi par un régime adapté, c’est-à-dire la suppression des aliments favorisant l’acidité (café, sucreries, etc.).
  • Enfin sachons qu’alcool et tabac peuvent aussi être responsables de glossites.

5) bactérienne :

  • Aphtoses notamment. Le Lyso 6, l’Imudon pour renforcer les moyens de défense, l’Isoprinosine pour moduler l’immunité, et la prise de vitamine C sont souvent recommandés dans ces cas (14). Un adhérent nous signale aussi l’action bénéfique° d’une cure d’oligo-éléments (association cuivre-Or-Argent Oligosol). Certains médecins (14) préconisent de brûler les lésions à l’acide trichloracétique, ce qui a pour effet de réduire la durée de l’affection : cette pratique (assez efficace) est déconseillée par d’autres médecins redoutant, à la longue, une modification des tissus et la formation d’une fibrose : prudence de rigueur !
  • Streptocoques et staphylocoques peuvent aussi être responsables de glossite (glossite staphylococcique, d’aspect framboisé, apparaissant à la suite d’un traitement antibiotique notamment).
  • Il en va de même de certaines maladies vénériennes.

6) mycosique :

  • Il s’agit souvent de candidoses apparaissant au cours de traitements antibiotiques (langue brune ou noire par ex., langue chevelue…) et qui cèdent habituellement, mais pas toujours°, à un traitement antifongique bien ciblé. (Remarque : L’origine mycosique de la langue noire ou chevelue (dite aussi langue villeuse ou pileuse) n’est pas toujours établie). (1) Antibiothérapie, stress, tabac, âge, mauvaise hygiène buccale ou alimentaire (carences en vitamines A et B), abus d’antiseptiques buccaux, diabète sont aussi incriminés, l’affection étant alors non contagieuse et de durée indéfinie. On préconise l’application d’acides rétinoïques, également des bains de bouche bicarbonatés – les bains de bouche H²0² étant en revanche déconseillés -, ou encore (1) le brossage de la langue après application d’acide trichlo à 50 pour cent. D’autres thérapeutiques : violet de gentiane, thymol, résine de podophylline, sont parfois appliquées) (l). La consommation d’ultra levure et de yaourts est traditionnellement recommandée pour prévenir la survenue des mycoses, et celle de propolis (10) préconisée par certains naturopathes pour les guérir (cure expérimentée avec succès° par l’un de nos adhérents) – ( voir rubrique :  » La Propolis  » ) Nous a été signalé, dans certains cas de mycoses rebelles° consécutives à une antibiothérapie, un traitement coûteux et délivré uniquement en milieu hospitalier (Triflucan 200 – le Triflucan 50 disponible en pharmacie n’ayant pas la même efficacité selon cet adhérent).
  • Bien connu, le Muguet des enfants est à classer dans la même catégorie d’affections.
  • Un cas particulier est constitué par la glossite losangique médiane (voir plus loin)
  • Le Sida peut aussi être à l’origine de mycoses de la langue.