Petite bibliographie et banque de données

ATTENTION : Consulter aussi le Chapitre « Recherches en cours » pour les « Résultats des dernières études de MM. Woda et Richard-Gremeau » (Inserm 929, Faculté de Chirurgie dentaire de Clermont-Ferrand).

Chacun de vous a pu le constater – et de l’aveu même des professionnels (4) – il est extrêmement difficile sinon impossible de s’informer et se documenter sur les glossopathies et glossalgies qui s’avèrent des affections largement négligées, sinon ignorées. A peine quelques lignes dans les dictionnaires médicaux. Rien au sommaire des revues de santé. La littérature de vulgarisation étant inexistante dans ce domaine, il faut se tourner vers les thèses spécialisées. Quelques études (pas vraiment récentes…) ont été rédigées sur ces sujets, essentiellement dans les années 80. Le résumé de quelques-unes d’entre elles peut être commandé par Internet, d’autres sont uniquement consultables en Bibliothèque Universitaire.

MINITEL ET INTERNET

BIBLIODENT

L’ancien serveur 3616 BIBDENT – destiné aux médecins stomatologues – permettait grâce aux mots-clé glossite et glossodynie d’avoir accès non seulement aux titres et brefs résumés de ces titres, mais aussi selon les ouvrages, (moyennant finances) soit de commander un résumé photocopié de l’ouvrage, soit de faire venir l’ouvrage dans une bibliothèque universitaire en vue de consultation. Ce service est actuellement remplacé par le site Internet de la Faculté de Lille : http://bibliodent.univ-lille2.fr/bibdent2 Cette démarche offre également l’avantage de découvrir, grâce aux noms d’auteur, des spécialistes de la question, dont certains exercent toujours.

Quelques exemples parmi les études proposées (NB: Les chiffres ci-dessous entre parenthèses sont les renvois des articles des précédents chapitres.)

Mot-clé glossite

Diverses études sur la langue géographique et fissurée, en langue anglaise et allemande, pour la plupart anciennes, la plus récente de 1988.

  • (1)Les atteintes linguales, une revue actualisée (1987), par E. PIETTE, Cliniques universitaires St Luc, Université Catholique de Louvain – (cette étude belge envisage toutes les causes de glossites et glossodynies)
  • Le traitement des stomatites et des aphtes
  • (2)Données actuelles sur la langue géographique (1983) par le Dr Paul LAZARO, directeur de thèse Dr. DEYMES. (Ces médecins exercent toujours).
  • La glossite exfoliatrice marginée, (1976), Thèse de deuxième cycle, Lille, à faire venir en B-U

Mot-clé glossodynie

  • Plusieurs études proposées sur les thèmes suivants : a) douleurs mucosales – b) tics – c) glossodynies (étude proposant un traitement anxiolytique ou antidépresseur) – d) paresthésies – e) médecine chinoise – f) St Christau – g) Aspect psychosomatique – h) glossodynie et dépression, – i) Abord clinique et démarche thérapeutique (étude de l’hôpital St Louis auprès de patients dépressifs). Ces études françaises, contrairement à la belge, semblent d’après leur résumé se limiter à la théorie psychosomatique.

CITE AUSSI SUR NOTRE SITE

  • (3)Glossodynie et dépression, Michel Godefroy, Revue d’odontostomatologie Tome XI, 1982
  • (7)Les paresthésies buccales psychogènes (stomatodynies et glossodynies), R. Kuffer, Ann. Dermatol. Venerol., l987, 114 : 1589-1586
  • (8)Que faire devant des paresthésies buccales ?, Pr. Laudenbach, Tonus n° 145, 1989
  • (9)Les glossodynies, Fleury, Deboets, Assaad, Maffre, Duboc, Ferrey, Revue Stomatol. chir. maxillofac.1990, N°4, p. 276-280
  • (10)Stomatodynies M. Godefroy et G. Le Breton, la Gazette médicale 100, n°3
  • (8)Site Medline, accès résevé aux médecins : Clinical oral test for the assesment of oral symptoms of glossodynia and glossopyrosis
  • (9)Petit fascicule édité par les Editions Maloine : « La propolis », par le Dr Yves Donadieu, Ed. Maloine, 27, rue de l’Ecole de médecine – 75006 Paris
  • (l0)Le guide complet des vitamines, Editions Soumillion – 28, Avenue Massenet l190 Bruxelles
  • (11)La bouche sèche, Top Santé, avril 96
  • (12)Science et Vie, septembre 96
  • Que choisir Santé, Mars 93 n° 28
  • Que choisir, Avril 88, n° 238
  • (13)Le traitement des stomatites et des aphtes, Carnet du praticien, 1-6-86
  • (14)Deymes J. – Le laser en chirurgie maxillo-faciale. Revue de Sto. et Chir. Max. Fac. vol. 82, n°5, 1981
  • (15)Lazaro F. – Etude clinique et possibilités thérapeutiques de la glossite exfoliatrice marginée. Thèse chirurgie dentaire Bordeaux 2, 1981 (directeur de thèse Dr Deymes).
  • (16)Kuffer, Franseschini, Broucheriou – Un psoriasis buccal. Rev. Stomato. Chir. max. fac. 72 : 443-448, 1971
  • (17)O’Keefe E.- Annulus migrans Identical Lesions in pustula psoriasis, Reiter’s syndrome and geographic tongue – Arch. derm 107, n°2 : 240-244, 1973.

… et bien d’autres (souvent en langue étrangère) cités en fin de thèses.

ORPHANET

Données récentes sur les maladies Orphelines, le site ORPHANET : infobiogen OU orpha.net

Pour les « médicaments orphelins », nombreux sites en tapant le mot-clé sur Google. www.maladies-orphelines.fr (site FMO)

BIBLIOGRAPHIE ACTUALISEE

1) SUR LES GLOSSODYNIES ET STOMATODYNIES:

Le point sur la stomatodynie: Prof. Woda et Dr Gremeau-Richard, (Actualités odontologiques n° 204, décembre 98). Constatant d’une part que cette maladie douloureuse (certains spécialistes attribuant à cette douleur la note moyenne de 8 sur une échelle de 0 à 10) fait l’objet d’ « un véritable culte du déni… qui a consisté à charger les patients de la responsabilité, voire de l’invention de leurs symptômes», et d’autre part que « ceci est contraire à l’éthique et au dernier développement du savoir fondamental et clinique dans le domaine de la douleur. Toute douleur est réelle même si elle est favorisée par un contexte psychologique».

  • les auteurs recensent les différents facteurs (1° déficit hormonal, 2°«mécanisme neuropathique qui conduirait à altérer les fonctions sensorielles centrales et/ou périphériques», 3° troubles anxieux ou dépressifs), avant d’en conclure que « même si un facteur psychologique devrait être retenu comme étiologie de certaines stomatodynies, il resterait un grand nombre de cas dans lesquels cette application ne s’applique pas.»
  • puis recommandent et décrivent un diagnostic différentiel minutieux (notamment recherche d’allergies, de réflexe gastro-œsophagien, de problèmes de prothèse dentaire, de déficit en vitamines B, fer zinc, et «de toutes autres causes organiques possibles.»)
  • avant d’évoquer les traitements de la stomatodynie « vraie », jugés « décevants » (sialogogues, bains de bouche à base d’acide salicylique ou de capsaicine topique – benzodiazépines, antidépresseurs tricycliques)

Une proposition de traitement novatrice, reposant sur une étude préliminaire, est décrite dans cette même étude – proposition elle-même extraite d’un article en anglais plus longuement détaillé : A possible therapeutic solution for stomatodynia (burning mouth syndrome) – par Woda – Navez – Picard – Gremeau – Pichard Leandri in : J. Orofacial Pain, 1988,12. Cette étude « rapporte les résultats d’une application locale de clonazépam (0,5 ou 1 mg) deux ou trois fois par jour sur 25 sujets souffrant de glossodynie essentielle », l’hypothèse étant que « le clonazépam agit localement pour interrompre le mécanisme neurapathologique qui sous-tend la stomatodynie… » Le résultat de cette étude est considéré comme un succès inespéré dans un groupe de sujets… qui avaient été résistants à beaucoup de traitements dans le passé – aucun effet secondaire n’ayant été constaté, ce qui représente un avantage face « au faible résultat associé aux traitements basés sur une thérapie anti-dépressive… C’est cependant une évidence qu’une nouvelle classe d’antidépresseurs, les inhibiteurs de recapture sérotonergiques, doivent être mieux tolérés.»

  • Résultats d’un récent essai versus placébo confirmant ces résultats publiés dans Pain 108 (2004) 51-57 Adresse : www.elsevier.com/locate/pain

A découvrir dans : Le Chirurgien-dentiste de France, n° 882 du 19 mars 98: Une récapitulation précise des lésions fonctionnelles ou organiques provoquant des symptômes voisins de ceux de la stomatodynie vraie, mais ne devant pas être confondus avec elle (glossites – candidoses – zona, à la localisation unilatérale et souvent précédé de prurit et douleur – lichen plan – aphtes – stomatites d’origine traumatique ou chimique – névralgies, cédant ordinairement aux antalgiques – sécheresse buccale et langue rouge et vernissée, souvent dues aux neuropsychotropes…). Reflétant par ailleurs des vues anciennes sur les causes et les traitements des stomatodynies essentielles, cet article est accompagné d’une importante bibliographie en français où le lecteur découvrira aussi des études sur le syndrome de Gougerot – ou encore les effets du diabète sur la cavité buccale.

Yang Ming – Bulletin de la Société Française des odonto-stomatologistes acupuncteurs: S’adressant aux odonto-stomatologistes acupuncteurs, plusieurs articles spécialisés du Dr Michel Bresset.

  • Les glossodynies : n° 8, janvier 95 – n° 9, décembre 95, n°10, décembre 96
  • Anesthésie au lit du malade, n°11, avril 97

Signalé également, aux Editions Masson: Le syndrome des sensations de brûlure buccale, par Van der Waal.

Thèse de Doctorat d’Etat en Chirurgie-Dentaire, 2003, Docteur Jean-Louis HIRSCH Chirurgien-dentiste diplômé de la Faculté de Chirurgie-Dentaire de Nancy : « Le syndrome de sensations de brûlures buccales : Approche diagnostique et thérapeutique, Un tableau très complet des différents types de paresthésies buccales, qui souligne « le retentissement psychologique habituel dans les affections chroniques que celui-ci soit cause ou conséquence de la plainte », met en garde contre le « diagnostic de troubles psychologiques primitifs avec somatisation qui ne doit en aucun cas être un « diagnostic de facilité », et conseille « le recours à un arbre décisionnel dans lequel la place d’un avis spécialisé complémentaire est définie ». Constatant « le caractère incertain des traitements », et l’absence d’ « explications aux PBMI », dont il « n’exclut pas qu’elles soient un jour démembrées », l’auteur recommande pour les PBP et PBMI « une écoute patiente et bienveillante », partie intégrante de la prise en charge, et une approche pluridisciplinaire.

2) GLOSSITE EXFOLIATRICE MARGINEE:

Confirmation du rapport psoriasis-glossite exfoliatrice marginée (langue géographique) dans l’étude suivante (sur Medline) :

  • Psoriasis: pathophysiology and oral manifestations
  • Author : ZHU JF; Kaminski; Pulitzer; Thomas
  • Source : Oral Dis, 2 (2):135-44 1996 Jun

Ou aussi : Extrait de McKusick, Mendelian inheritance in man :

  • 137400 GEOGRAPHIC TONGUE AND FISSURED TONGUE
  • GLOSSITIS, BENIGN MIGRATORY, INCLUDED
  • SCROTAL TONGUE, INCLUDED
  • LINGUA PLICATA, INCLUDED